jeudi 29 mars 2012

Les candidats doivent se positionner en faveur des alternatives aux pesticides

Alors que se clôt demain la Semaine pour les alternatives aux pesticides, les Français attendent des candidats des plans ambitieux de réduction des pesticides.

Les Français en attente d’alternatives aux pesticides Hasard de calendrier ? Le 66ème congrès de la FNSEA se tient la veille de la clôture de la Semaine pour les Alternatives aux Pesticides, opération fédératrice qui aura réuni, cette année encore du 20 au 30 mars, des dizaines de milliers de personnes (agriculteurs, consommateurs, collectivités locales etc.) pour un avenir sans pesticides. 700 évènements ont été organisés principalement en France mais aussi dans 20 autres pays (programme complet sur www.semaine-sans-pesticides.com ) : marches symboliques, conférences, expositions, ateliers, fermes ouvertes… Ce succès illustre bien l’intérêt de la société pour la question des pesticides, intérêt confirmé par un récent sondage montrant que 3 Français sur 4 sont inquiets face à la présence éventuelle de traces de pesticides dans l’alimentation (CSA, févier 2012). Et alors que 75% des français s’inquiètent, la FNSEA, syndicat agricole majoritaire, n’a de cesse de pousser à un assouplissement des normes environnementales avec pour conséquence un risque de moindre protection des citoyens face aux dangers liés à l’exposition aux pesticides.

Des candidats en décalage avec les Français – Et malheureusement, force est de constater que les candidats présents à ce congrès n’ont pas su prendre la mesure des attentes des Français sur la question. Maria Pelletier Présidente de Générations Futures déplore : « La majorité des candidats présents au congrès de la FNSEA, n’ont pas eu le courage de proposer un modèle agricole, en rupture avec le passé, respectueux de l’environnement mais aussi de la santé des hommes, dont celle en premier lieu des agriculteurs. On continue à fermer les yeux et à ignorer superbement le scandale sanitaire des pesticides alors même que de nombreuses mesures peuvent être prises pour changer les choses !».

Un cahier de doléances et des propositions – Lors du Congres « Pesticides et Santé : quelles voies d’amélioration possibles ? », qui s’est tenu le 23 et 24 mars au Palais du Luxembourg, le constat était pourtant sans appel. A cette occasion, un cahier de doléances assorti de nombreuses propositions (près d’une centaine !) a été adressé aux candidats pour faire face au scandale sanitaire des pesticides (www.congrespesticides.org ). Ces propositions sont émises par une large coalition de structures : agriculteurs victimes des pesticides, associations de protection de l’environnement, syndicats… Parmi les mesures emblématiques, l’interdiction des pulvérisations aériennes, le Zéro phyto dans les Zones Non Agricoles, la révision des tableaux des maladies professionnelles, l’interdiction de toute molécules (substances actives et autres co-formulants) nocives, l’interdiction de la publicité etc. Il est temps de prendre de réelles mesures efficaces et non de faire des annonces qui resteront sans suites !

Un documentaire choc « La mort est dans le pré » sur France 2- Le 17 avril en deuxième partie de soirée, sera diffusé un documentaire, « La mort est dans le pré » sur les agriculteurs malades des pesticides. Réalisé par Eric Guéret, ce film de 52 mn montre le « piège chimique » tendu aux agriculteurs et leurs difficultés à sortir d’un système verrouillé. Les victimes osent de plus en plus briser le silence, se battent pour la reconnaissance en maladie professionnelle et pour remettre en cause le système agricole. « Ce documentaire couplé à nos propositions ne peut pas rester sans suite. Il impose une obligation morale de réponse et de prise en compte des doléances et propositions de la part de tous les candidats aux diverses élections. » Conclut Maria Pelletier

>>> Découvrez en avant première l’interview du réalisateur et des extraits de ce documentaire fort et qui fera date : http://www.congrespesticides.org/presentation.html ou directement sur YouTube

1 commentaire: