jeudi 12 avril 2007

Echec des tentatives de déstabilisation du livre sur le net !!!

La tentative de déstabilisation du livre 'Pesticides Révélations sur un scandale français' présentée comme un exemple d'échec total selon un expert
Le Livre 'Pesticides, Révélations sur un scandale français' de Fabrice Nicolino et François Veillerette ( http://www.pesticides-lelivre.com/ ) a été l'objet d'attaques sur internet visant à décrédibiliser les auteurs par l'intermédiaire d'un site internet notamment. Aujourd'hui la mise en ligne de ce site conduit par une pseudo journaliste se retourne contre ses auteurs et ses commanditaires. Analyse d'un spécialiste de la communication de crise sur internet : Didier Heiderich in : 'Magazine de la communication de crise et sensible', Vol 13, Avril 2007.Cybercrise et déstabilisation Les opérations de déstabilisation sur internet ne sont pas nouvelles et on se souviendra de l’affaire Belvédère. Cette fois, c’est un livre-enquête sur les pesticides qui fait l’objet d’une manipulation par un processus viral. Limites, erreurs et déshérences de ceux qui imaginent encore manipuler le réseau avec une subtilité de bazar : la guérilla enclenchée sur le net est en train de donner un formidable coup de pub à ce livre dérangeant.Décidément, la communication de crise sur internet est un art. Art qui ne souffre aucun manque de rigueur au risque de dégénérer en crise plus brutale qui finira dans les médias classiques. Notre point de vue, depuis des années, est de ne jamais avancer masqué, le risque est trop grand de se faire prendre. C’est visiblement le cas concernant l’opération de déstabilisation du livre « Pesticides, révélations sur un scandale français » (Fayard) écrit par le journaliste Fabrice Nicolino, collaborateur du magazine Terre Sauvage et François Veillerette, président du Mouvement pour les droits et le respect des générations futures.Un site web consacré à déstabiliser les auteurs du livre Jusque là rien de nouveau sous le soleil qui perce les nuages toxiques dénoncés par les mouvements écologistes : la France s’habitue aux scandales au point de ne plus pouvoir les compter sur les doigts d’une main. Vrai ou faux, ce livre aurait pu rester bien au chaud et discret sous la serre carbonique qui englobe la sphère écologiste. C’était sans compter avec le superbe coup de pub et surtout au crédit donné à ce livre grâce à une opération bâclée de lobbying sur Internet. A peine le livre sorti, un nom de domaine était déposé www.alerte-environnement.org (exactement le 26 février 2007 à 17:53:35) et un site créé sous la forme d’un blog. La coïncidence ne s’arrête pas ici : dès le départ ce site fut entièrement consacré à décrédibiliser les auteurs du livre avec des arguments chocs « Fabrice Nicolino sur les traces de Thierry Meyssan » ou encore « Théorie du complot et amalgames », même si l’auteure s’est pliée a l’écriture de quelques articles prétextes. En tous les cas, l’amalgame avec Thierry Meyssan et la théorie du complot sont des arguments particulièrement marquants dans l’imaginaire collectif : les auteurs du livre ont dû trouver des sources de légitimation face à la puissance symbolique de cette attaque en règle. De ce point de vu, l’opération est réussie : Thierry Meyssan ayant à l’époque bénéficié du levier de la presse, celle-ci perd d’emblée une part importante de son crédit dans la défense de ce livre. Enfin, nous nous trouvons dans une logique de confrontation « journaliste contre journaliste » car les rédacteurs de ce site utilisent la caution journalistique pour faire valoir leurs propos.LégitimationCar ce qui est intéressant, c’est le processus de légitimation du site « écrit par une journaliste et quelques amis agriculteurs », un classique dans le genre. Le sens est également affiché, car le site se veut à la fois responsable et militant, image convenable pour les écologistes « Alerte Environnement creuse, cherche et expose les motivations de quelques initiés qui se sont arrogés le titre d’experts. Incisif, ce site éclaire les débats, analyse, décortique.» Entre la théorie du complot et la journaliste responsable, nous n’avons pas le choix. Le processus de légitimation est enclenché, reste encore à propager l’information.Buzz et stratégie d’influenceTrès rapidement, les sites qui évoquaient le livre semblent avoir été passés au crible et systématiquement informés de l’existence du site www.alerte-environnement.org « Pour en savoir plus sur le livre Pesticides, révélations sur un scandale français », ce qui a l’art d’attirer le chaland sans dévoiler ses intentions : cette méthode, certes mesquine, est souvent utilisée par les manipulateurs et connaît d’autres variantes comme « information sur… » ou encore plus simplement « information.», par exemple en entête d’un email, comme nous en recevons parfois d’illuminés. Cette technique a cependant le mérite de fonctionner dans de nombreux cas. Encore faut-il retenir le poisson dans ses filets.Contenu.Car sans contenu, la promesse de l’information ne pourra être tenue. Ici, le mal est fait : l’accroche par les micro-contenus « Meyssan » et « Théorie du complot » suffisent à créer une relation directe entre le livre et une effroyable imposture. Encore faut-il durer, par la qualité du contenu. Or, dans ce type d’opération, le contenu annexe est sensé contextualiser et crédibiliser le contenu-piège. C’est ici que le site en question trouve ses limites car ce contenu est pour l’essentiel une accumulation de copier-coller sans aucun intérêt, très éloigné de la rigueur journalistique annoncée dans la promesse (page « Qui sommes-nous ») et pour cause.EffondrementSi le site en question relève plus de la rubrique des chiens écrasés que de l’investigation journalistique, c’est aussi parce que les auteurs ne sont pas journalistes *. C’est ici que le château de cartes virtuel s’effondre. Révélée sur le net puis au grand public par le Canard Enchaîné, la manipulation fait actuellement le tour d’internet et le buzz se retourne contre son auteure au profit du livre déjà réimprimé deux fois et qui trouve le soutien de personnalités au dessus de tous soupçons d’amalgame. Aujourd’hui, le site est obligé d’afficher une posture défensive, poussés à plus de transparence, contraint de s’expliquer ce qui est très éloigné de ses objectifs affichés ou sous-jacents.Opération ratée orchestrée par des industriels via une agence peu performante de relations publiques online ? Initiative individuelle ou d’un petit cercle ? Impossible de le dire même si l’auteure s’en défend et se dit à la recherche d’un emploi. Nous savons simplement que suite aux révélations du Canard, l’auteure du site s’est partiellement dévoilée, avouant que son véritable job est la communication.Face à cette débâcle nous pourrions conclure à l’initiative individuelle. Mais cette hypothèse pose la question du mobile et rappelons-nous que les esprits – et services de communication - les mieux éclairés sombrent parfois dans les méandres d’internet. C’est un domaine qui nous réserve encore d’inénarrables surprises. - D.H.* Ou journaliste occasionnelle, sans carte de presse. Cependant, selon nos recherches, elle aurait écrit deux papiers en 2006 pour le Télégramme de Brest.Le site web du livre : http://mdrgf.c.topica.com/maagdCjabxNn4bIDu65eafpL0Q/

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