Nouveau rapport de PAN Europe et de Générations Futures sur les moyens détournés utilisés par les Etats Membres pour contourner la législation européenne sur l’autorisation des pesticides.
Aujourd’hui PAN Europe et Générations Futures (GF) publient leur rapport (1) sur «La question des dérogations accordées dans le cadre de la législation européenne sur les pesticides. Comment certains Etats Membres, pour satisfaire les demandes de certains industriels et syndicats agricoles, parviennent à détourner l’esprit de la loi.» Dans ce rapport PAN Europe et GF analysent en détail l’un des subterfuges utilisés dans le cadre de la législation sur les pesticides permettant le recours à des pesticides normalement non autorisés.
+ 500% ! Notre rapport montre une explosion de l’utilisation de l’article 8.4 (de la Directive 91/414) pour obtenir des dérogations : + 500% de dérogations en 4 ans par cette voie ! La dérogation par le biais de l’article 8.4 n’est théoriquement possible que pour « un danger imprévisible qui ne peut être maîtrisé par d'autres moyens ». En 2010 les Etats membres ont demandé 321 dérogations par cette voie concernant 152 substances actives différentes (pour mémoire il y a environ 300 substances actives homologuées en Europe). La France n’a accordé aucune dérogation de 2007 à 2009 et a soudainement pausé 74 dérogations pour motif de « danger imprévisible » en 2010 !
Respect de la loi ? PAN Europe et GF s’interrogent : ces dérogations respectent elles les règles ? Cette soudaine avalanche de « dangers imprévisibles » est très surprenante. Dans certains cas (comme avec les fumigants) on voit mal comment il pourrait s’agir de dérogations pour « dangers imprévisibles ». Tout cela ressemble d’avantage à une tentative de rendre légale des utilisations de pesticides interdites par un recours massif et abusif aux dérogations.
Danger imprévisible sans autre alternative. La deuxième condition à remplir pour être autorisé à utiliser cette dérogation est que le danger imprévisible ne puisse pas être maîtrisé par d'autres moyens. Il est également hautement improbable que cette condition soit respectée la plupart du temps ! En effet, étant donné le nombre important d’insecticides et d’herbicides homologués, des alternatives doivent exister la plupart du temps pour les usages faisant l’objet d’une demande de dérogation. Il existe également des alternatives non chimiques comme les moyens de lutte biologique ou les techniques culturales.
Des dérogations pour des pesticides dangereux. Nombre des pesticides recevant des dérogations d’usage sont dangereux pour l’homme et l’environnement. Des produits de fumigation des sols, des composés organochlorés, des néonicotinoïdes (soupçonnés d’être dangereux pour les abeilles) font ainsi partie des produits dangereux ayant pourtant reçus des dérogations pour certains usages ! On a l’impression que ce sont ici d’abord les demandes du monde agricole pour des usages de produits dangereux qui ont été prises en compte, au détriment du maintien d’un haut niveau de protection de l’homme et de l’environnement !
« Nos organisations ont envoyé un courrier au Commissaire Dalli afin de lui demander de restreindre ces dérogations au plus strict minimum. Elles font courir des risques à nos concitoyens. De plus, un accès facilité à des produits dangereux dépassés encourage le maintien de mauvaises pratiques agronomiques et risque de stopper l’innovation et la conversion de notre agriculture à toute forme d’agriculture vraiment durable ! » déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures.
1. Téléchargeable sur
www.generations-futures.com/pdf/derogations_pesticides_janv2011.pdf
Générations Futures (ex- MDRGF) est une association de défense de l’environnement agréée, reconnue d’intérêt générale, fondée en 96 par G. Toutain, agronome, et F. Veillerette, enseignant. Nous menons des actions pour informer sur les risques de diverses pollutions ( notamment les substances chimiques surtout les pesticides) et promouvoir des alternatives en vue d'en réduire les impacts négatifs pour la santé et l’environnement. + d'infos sur http://www.generations-futures.fr
mercredi 26 janvier 2011
mercredi 5 janvier 2011
Des victimes de pesticides et des ONG portent plainte contre des agriculteurs
Des victimes de pesticides et des ONG portent plainte contre des agriculteurs pour des pulvérisations de pesticides illégales.
Action en justice : pour la première fois en France, des particuliers et des ONG portent plainte contre des pulvérisations de pesticides par des pomiculteurs.
Rappel des faits. En 2008, Générations Futures (ex-MDRGF) a été contacté par Fabrice Micouraud un particulier ayant créé une association locale dans le limousin (ALLASSAC ONGF) pour lutter contre les pulvérisations de pesticides par des pomiculteurs, à proximité des habitations. Notre association lui a donné des conseils et orienté vers notre avocat sur ce dossier, Maître Stéphane Cottineau.
Action en justice. Fin 2009, l'ALLASSAC ONGF saisit les autorités pour dénoncer certaines pratiques agricoles locales constitutives d'infractions notamment le non respect des conditions d'épandage de pesticides au regard de l’arrêté de 2006 (1) , concernant les conditions météorologiques à respecter pour procéder aux épandages (vent pas plus de force 3 sur l’échelle de Beaufort). La dénonciation de ces pratiques locales n'a pas permis la prise de mesures préventives pour éviter ces pulvérisations. L'ALLASSAC ONGF a donc décidé de déposer plainte contre 3 pomiculteurs sur la commune. En parallèle, une autre plainte a été déposée par Mme Cristina Saintemarie sur la commune de Vigeois sur les mêmes motifs.
Dans un premier temps le Procureur de la République n'a décidé de poursuivre que les faits commis sur Vigeois, (car dénoncés par des particuliers). Si les pomiculteurs avaient au départ, devant les gendarmes, reconnus les faits (il y avait des relevés météo prouvant qu'au moment des épandages le vent était supérieur à 3 sur l’échelle de beaufort), devant le magistrat, ils se sont rétractés et ont refusé la peine proposée par ce premier magistrat. Ce refus des agriculteurs a réorienté la plainte vers une procédure classique. La première instance est fixée au 13 janvier 2011 à 14h00 au TI de Brive. Notre organisation y sera présente et représentée par F. Veillerette, porte parole de notre association et vous donne rendez-vous sur place à cette occasion.
« Ce procès est une première. Il pourrait offrir l’opportunité de créer une jurisprudence favorable aux particuliers vivant à proximité de champs cultivés de manière intensive, toutes les personnes concernées, pourraient invoquer cette décision de justice en cas de non respect de la loi.» déclare F. Veillerette, porte parole de Générations Futures. « En 2008, nous lancions une campagne pour aider les victimes des pesticides(2). Il faut savoir qu’aujourd’hui des milliers de personnes sont potentiellement concernées par une telle situation. Cette action, à laquelle notre association a souhaité s’associer, doit permettre à terme d’envisager la mise en place de zone de protection pour les particuliers qui vivent à proximité de zones traitées. Comment se fait-il qu’on prenne des mesures protection des ressources en eaux contre ces pollutions et qu’on n’oblige pas à la mise en place de telles zones sans pesticides près des habitations ? La santé de nos concitoyens serait-elle moins importante ? Nous ne pouvons le croire, et espérons que cette action donnera des idées à d’autres » conclut-t-il.
Action en justice : pour la première fois en France, des particuliers et des ONG portent plainte contre des pulvérisations de pesticides par des pomiculteurs.
Rappel des faits. En 2008, Générations Futures (ex-MDRGF) a été contacté par Fabrice Micouraud un particulier ayant créé une association locale dans le limousin (ALLASSAC ONGF) pour lutter contre les pulvérisations de pesticides par des pomiculteurs, à proximité des habitations. Notre association lui a donné des conseils et orienté vers notre avocat sur ce dossier, Maître Stéphane Cottineau.
Action en justice. Fin 2009, l'ALLASSAC ONGF saisit les autorités pour dénoncer certaines pratiques agricoles locales constitutives d'infractions notamment le non respect des conditions d'épandage de pesticides au regard de l’arrêté de 2006 (1) , concernant les conditions météorologiques à respecter pour procéder aux épandages (vent pas plus de force 3 sur l’échelle de Beaufort). La dénonciation de ces pratiques locales n'a pas permis la prise de mesures préventives pour éviter ces pulvérisations. L'ALLASSAC ONGF a donc décidé de déposer plainte contre 3 pomiculteurs sur la commune. En parallèle, une autre plainte a été déposée par Mme Cristina Saintemarie sur la commune de Vigeois sur les mêmes motifs.
Dans un premier temps le Procureur de la République n'a décidé de poursuivre que les faits commis sur Vigeois, (car dénoncés par des particuliers). Si les pomiculteurs avaient au départ, devant les gendarmes, reconnus les faits (il y avait des relevés météo prouvant qu'au moment des épandages le vent était supérieur à 3 sur l’échelle de beaufort), devant le magistrat, ils se sont rétractés et ont refusé la peine proposée par ce premier magistrat. Ce refus des agriculteurs a réorienté la plainte vers une procédure classique. La première instance est fixée au 13 janvier 2011 à 14h00 au TI de Brive. Notre organisation y sera présente et représentée par F. Veillerette, porte parole de notre association et vous donne rendez-vous sur place à cette occasion.
« Ce procès est une première. Il pourrait offrir l’opportunité de créer une jurisprudence favorable aux particuliers vivant à proximité de champs cultivés de manière intensive, toutes les personnes concernées, pourraient invoquer cette décision de justice en cas de non respect de la loi.» déclare F. Veillerette, porte parole de Générations Futures. « En 2008, nous lancions une campagne pour aider les victimes des pesticides(2). Il faut savoir qu’aujourd’hui des milliers de personnes sont potentiellement concernées par une telle situation. Cette action, à laquelle notre association a souhaité s’associer, doit permettre à terme d’envisager la mise en place de zone de protection pour les particuliers qui vivent à proximité de zones traitées. Comment se fait-il qu’on prenne des mesures protection des ressources en eaux contre ces pollutions et qu’on n’oblige pas à la mise en place de telles zones sans pesticides près des habitations ? La santé de nos concitoyens serait-elle moins importante ? Nous ne pouvons le croire, et espérons que cette action donnera des idées à d’autres » conclut-t-il.
mercredi 23 septembre 2009
Le MDRGF est attaqué, soutenez nous !!
Le MDRGF est attaqué, soutenez nous !!
Après la publication d'analyses de résidus de pesticides dans des raisins vendus en supermarchés (voir ) on nous fait aujourd'hui un procès pour nous faire taire, comme aux Etats Unis ou au Canada des entreprises intentent des 'poursuites baïllons' contre leurs opposants depuis des années déjà !
Il est urgent de réagir ! C'est ce qu'on déjà fait plusieurs personnes regroupées dans une association de soutien : Ensemble pour les Générations Futures. Cette association a mis en ligne ce jour un site dédié au soutien au MDRGF :
http://www.generations-futures.org
Sur leur site http://www.generations-futures.org vous trouverez toutes les informations concernant ce procès et aussi comment faire pour nous soutenir. Vous y trouverez aussi les noms de ceux qui, de Jean Marie Pelt à Jacques Testard ou de Serge Orru à Pascal Husting ou Alain Bougrain Dubourg nous soutiennent déjà. Rejoignez les vite et signez et faites signer l'Appel à soutien sur le site http://www.generations-futures.org
L' appel à soutien au MDRGF a reçu plus de 10 000 signatures en quelques jours !
Vous pouvez aussi nous soutenir en adhérant ou en donnant au MDRGF . Renvoyez le bon d'adhésion ci dessous dès maintenant ou allez vite à la page soutien de notre site :
http://www.mdrgf.org/soutien1.html
Après la publication d'analyses de résidus de pesticides dans des raisins vendus en supermarchés (voir ) on nous fait aujourd'hui un procès pour nous faire taire, comme aux Etats Unis ou au Canada des entreprises intentent des 'poursuites baïllons' contre leurs opposants depuis des années déjà !
Il est urgent de réagir ! C'est ce qu'on déjà fait plusieurs personnes regroupées dans une association de soutien : Ensemble pour les Générations Futures. Cette association a mis en ligne ce jour un site dédié au soutien au MDRGF :
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Sur leur site http://www.generations-futures.org vous trouverez toutes les informations concernant ce procès et aussi comment faire pour nous soutenir. Vous y trouverez aussi les noms de ceux qui, de Jean Marie Pelt à Jacques Testard ou de Serge Orru à Pascal Husting ou Alain Bougrain Dubourg nous soutiennent déjà. Rejoignez les vite et signez et faites signer l'Appel à soutien sur le site http://www.generations-futures.org
L' appel à soutien au MDRGF a reçu plus de 10 000 signatures en quelques jours !
Vous pouvez aussi nous soutenir en adhérant ou en donnant au MDRGF . Renvoyez le bon d'adhésion ci dessous dès maintenant ou allez vite à la page soutien de notre site :
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les victimes de pesticides s'organisentavec le MDRGF et HEAL
Les victimes des pesticides s'organisent avec le MDRGF et HEAL pour faire reconnaître leurs maladies
l'action du MDRGF et de HEAL sur les victimes des pesticides mise en avant dans Le Monde...
Les victimes des pesticides s'organisent pour faire reconnaître leurs maladies
LE MONDE 17.07.09
Le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures vient de lancer un Réseau des victimes des pesticides. Cette association, qui milite depuis quinze ans pour une agriculture sans pesticides, est sollicitée par « de nombreux particuliers qui constatent qu'ils n'ont aucun moyen de se défendre contre les pulvérisations, la législation étant quasiment inexistante », explique François Veillerette, président du Mouvement.
Bertrand Pouchin est l'un d'entre eux. Lorsqu'il achète sa maison au milieu des champs de blé de la Beauce, en juillet 2004, il pense avoir gagné un "petit coin de paradis". Il déchante vite. Un week-end, un énorme tracteur vient pulvériser des pesticides à l'odeur nauséabonde jusqu'à la haie qui sépare les champs de son jardin, où joue son petit garçon. Première confrontation, violente, avec le fermier. M. Pouchin fait appel au maire qui, dans un premier temps, temporise. "Le conseil municipal, composé de huit céréaliers sur onze élus, a fini par m'envoyer promener, raconte-t-il. Chez les gendarmes, même chose ! On m'a répondu que les agriculteurs étaient là avant moi, et qu'ils doivent travailler." Il ne trouve donc personne pour constater l'infraction qui consiste à pulvériser ces produits même par vent de force 3, soit 19 km/h. "C'est pourtant fréquent dans la Beauce, premier parc éolien de France !", observe M. Pouchin. "De mars à octobre, on vit un enfer !, poursuit-il. Les céréaliers déversent des herbicides, des insecticides, des fongicides, des hormones de croissance, des hormones de contrôle..."
En octobre 2008, Damien, son deuxième petit garçon, alors âgé de 3 ans, perd du poids, et les médecins diagnostiquent une hyperthyroïdie que M. Pouchin impute aux pesticides, considérés comme des perturbateurs endocriniens. "En guerre" contre cette pollution chimique, il lance des accusations dans la presse locale et reçoit des menaces de mort. Il s'estime pourtant légitimé dans son combat lorsque des "repentis" de l'agriculture intensive lui font part de leurs maladies et de leurs soupçons.
Agriculteur installé en Alsace, Patrick fait partie de ces "repentis". Il a toujours utilisé les pesticides parce qu'on lui a "appris à le faire à l'école", mais le regrette depuis qu'il a développé la maladie de Parkinson, à l'âge de 35 ans. "On nous disait que les pesticides n'étaient pas nocifs, alors on les pulvérisait en short et en chemise...
Un jour, un tuyau a éclaté et j'ai été douché aux désherbants à l'intérieur de la cabine de mon tracteur. J'ai dû être hospitalisé après une forte fièvre. Huit ans plus tard, les tremblements ont commencé. J'estime que j'ai été empoisonné, mais la Mutualité sociale agricole refuse d'établir un lien entre les deux événements et de reconnaître qu'il s'agit d'une maladie professionnelle", explique-t-il. Patrick et Bertrand se sont retrouvés au sein du nouveau Réseau des victimes des pesticides.
Le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures réclame l'interdiction des pesticides en ville, dans les parcs, jardins et aires de jeux, "pour éviter que les enfants dont le ballon tombe sur la pelouse les touchent et les avalent". Il demande aussi l'instauration de zones tampons (cultures bio ou pâturages), entre les habitations et les lieux de pulvérisation. Et, "pour que la législation soit respectée, il faut qu'elle soit assortie de sanctions pénales dissuasives", insiste M. Veillerette. Il souhaite que le gouvernement saisisse l'opportunité de la transposition d'une directive européenne encadrant l'usage des produits phytosanitaires pour introduire ces dispositions.
Le Mouvement espère aussi venir en aide aux victimes professionnelles, en les aidant à faire reconnaître leurs maladies, "ce qui n'a été le cas que d'un ou deux agriculteurs pour l'instant", selon M. Veillerette. "De nombreuses études épidémiologiques montrent que l'exposition aux pesticides augmente les risques de cancers, de troubles de la reproduction et de maladies neuro-dégénératives", rappelle-t-il.
L'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) vient ainsi de confirmer, le 16 juin, qu'elle double le risque de survenue de la maladie de Parkinson chez les agriculteurs. "Nos adversaires répondent qu'on ne peut rien prouver, qu'on n'a jamais établi de lien de causalité entre l'exposition et la maladie, s'indigne M. Veillerette. Le fait de briser la loi du silence devrait les faire reculer." Comme cela a été le cas pour l'amiante.
l'action du MDRGF et de HEAL sur les victimes des pesticides mise en avant dans Le Monde...
Les victimes des pesticides s'organisent pour faire reconnaître leurs maladies
LE MONDE 17.07.09
Le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures vient de lancer un Réseau des victimes des pesticides. Cette association, qui milite depuis quinze ans pour une agriculture sans pesticides, est sollicitée par « de nombreux particuliers qui constatent qu'ils n'ont aucun moyen de se défendre contre les pulvérisations, la législation étant quasiment inexistante », explique François Veillerette, président du Mouvement.
Bertrand Pouchin est l'un d'entre eux. Lorsqu'il achète sa maison au milieu des champs de blé de la Beauce, en juillet 2004, il pense avoir gagné un "petit coin de paradis". Il déchante vite. Un week-end, un énorme tracteur vient pulvériser des pesticides à l'odeur nauséabonde jusqu'à la haie qui sépare les champs de son jardin, où joue son petit garçon. Première confrontation, violente, avec le fermier. M. Pouchin fait appel au maire qui, dans un premier temps, temporise. "Le conseil municipal, composé de huit céréaliers sur onze élus, a fini par m'envoyer promener, raconte-t-il. Chez les gendarmes, même chose ! On m'a répondu que les agriculteurs étaient là avant moi, et qu'ils doivent travailler." Il ne trouve donc personne pour constater l'infraction qui consiste à pulvériser ces produits même par vent de force 3, soit 19 km/h. "C'est pourtant fréquent dans la Beauce, premier parc éolien de France !", observe M. Pouchin. "De mars à octobre, on vit un enfer !, poursuit-il. Les céréaliers déversent des herbicides, des insecticides, des fongicides, des hormones de croissance, des hormones de contrôle..."
En octobre 2008, Damien, son deuxième petit garçon, alors âgé de 3 ans, perd du poids, et les médecins diagnostiquent une hyperthyroïdie que M. Pouchin impute aux pesticides, considérés comme des perturbateurs endocriniens. "En guerre" contre cette pollution chimique, il lance des accusations dans la presse locale et reçoit des menaces de mort. Il s'estime pourtant légitimé dans son combat lorsque des "repentis" de l'agriculture intensive lui font part de leurs maladies et de leurs soupçons.
Agriculteur installé en Alsace, Patrick fait partie de ces "repentis". Il a toujours utilisé les pesticides parce qu'on lui a "appris à le faire à l'école", mais le regrette depuis qu'il a développé la maladie de Parkinson, à l'âge de 35 ans. "On nous disait que les pesticides n'étaient pas nocifs, alors on les pulvérisait en short et en chemise...
Un jour, un tuyau a éclaté et j'ai été douché aux désherbants à l'intérieur de la cabine de mon tracteur. J'ai dû être hospitalisé après une forte fièvre. Huit ans plus tard, les tremblements ont commencé. J'estime que j'ai été empoisonné, mais la Mutualité sociale agricole refuse d'établir un lien entre les deux événements et de reconnaître qu'il s'agit d'une maladie professionnelle", explique-t-il. Patrick et Bertrand se sont retrouvés au sein du nouveau Réseau des victimes des pesticides.
Le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures réclame l'interdiction des pesticides en ville, dans les parcs, jardins et aires de jeux, "pour éviter que les enfants dont le ballon tombe sur la pelouse les touchent et les avalent". Il demande aussi l'instauration de zones tampons (cultures bio ou pâturages), entre les habitations et les lieux de pulvérisation. Et, "pour que la législation soit respectée, il faut qu'elle soit assortie de sanctions pénales dissuasives", insiste M. Veillerette. Il souhaite que le gouvernement saisisse l'opportunité de la transposition d'une directive européenne encadrant l'usage des produits phytosanitaires pour introduire ces dispositions.
Le Mouvement espère aussi venir en aide aux victimes professionnelles, en les aidant à faire reconnaître leurs maladies, "ce qui n'a été le cas que d'un ou deux agriculteurs pour l'instant", selon M. Veillerette. "De nombreuses études épidémiologiques montrent que l'exposition aux pesticides augmente les risques de cancers, de troubles de la reproduction et de maladies neuro-dégénératives", rappelle-t-il.
L'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) vient ainsi de confirmer, le 16 juin, qu'elle double le risque de survenue de la maladie de Parkinson chez les agriculteurs. "Nos adversaires répondent qu'on ne peut rien prouver, qu'on n'a jamais établi de lien de causalité entre l'exposition et la maladie, s'indigne M. Veillerette. Le fait de briser la loi du silence devrait les faire reculer." Comme cela a été le cas pour l'amiante.
Création du Reseau Environnement Sante
Création du Reseau Environnement Sante
et lancement de la 4° Semaine Pour les Alternatives aux Pesticides !
Le MDRGF co-fondateur du Réseau Environnement Santé pour peser sur les politiques publiques
PARIS AFP 3mars 2009
Un collectif de scientifiques, d'associations de défense de l'environnement et de défense de malades a lancé mardi le "Réseau Environnement Santé" (RES) pour peser sur les politiques publiques, trop influencées par les intérêts industriels, selon ses promoteurs.
"Le RES se donne pour but d'agir pour peser sur les politiques publiques mais aussi sur les producteurs de risques, lesquels restent encore très largement guidés par une politique de négation de leur responsabilité", ont-ils expliqué lors d'une conférence de presse.
Pour eux, "il est urgent de changer de logique".
La première campagne du RES vise le Bisphénol-A dans les plastiques alimentaires, substance interdite depuis l'an passé au Canada dans les biberons.
Le Bisphénol-A, une substance chimique utilisée dans la composition de certaines matières plastiques est considéré comme un perturbateur endocrinien (modifie le fonctionnement hormonal et la santé reproductive). Des tests sur les animaux l'ont également rendu responsable de certains cancers (sein, prostate, testicules), de troubles du comportement et de diabètes, selon André Cicolella, chimiste et chercheur en santé environnementale, porte-parole du réseau.
"Ce qui fera bouger les choses, ce sera la pression de l'opinion publique: en rassemblant des scientifiques, des professionels de santé, des ONG et des associations de malades, on a davantage de chances de se faire entendre", estime M. Cicolella.
Une douzaine d'associations dont le WWF, le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF), l'Alliance pour la planète, mais aussi la Coordination nationale Médecine Santé Environnement et l'association des personnes atteintes du syndrome
d'hypersensibilité chimique multiple y sont déjà associées et appellent syndicats et citoyens notamment à les rejoindre.
le site du RES : http://www.reseau-environnement-sante.fr/
pour signer la pétition pour l'interdiction du BPA dans les plastiques alimentaires sur le sitede Cyberacteurs : http://www.cyberacteurs.org/actions/action.php?id=380
et lancement de la 4° Semaine Pour les Alternatives aux Pesticides !
Le MDRGF co-fondateur du Réseau Environnement Santé pour peser sur les politiques publiques
PARIS AFP 3mars 2009
Un collectif de scientifiques, d'associations de défense de l'environnement et de défense de malades a lancé mardi le "Réseau Environnement Santé" (RES) pour peser sur les politiques publiques, trop influencées par les intérêts industriels, selon ses promoteurs.
"Le RES se donne pour but d'agir pour peser sur les politiques publiques mais aussi sur les producteurs de risques, lesquels restent encore très largement guidés par une politique de négation de leur responsabilité", ont-ils expliqué lors d'une conférence de presse.
Pour eux, "il est urgent de changer de logique".
La première campagne du RES vise le Bisphénol-A dans les plastiques alimentaires, substance interdite depuis l'an passé au Canada dans les biberons.
Le Bisphénol-A, une substance chimique utilisée dans la composition de certaines matières plastiques est considéré comme un perturbateur endocrinien (modifie le fonctionnement hormonal et la santé reproductive). Des tests sur les animaux l'ont également rendu responsable de certains cancers (sein, prostate, testicules), de troubles du comportement et de diabètes, selon André Cicolella, chimiste et chercheur en santé environnementale, porte-parole du réseau.
"Ce qui fera bouger les choses, ce sera la pression de l'opinion publique: en rassemblant des scientifiques, des professionels de santé, des ONG et des associations de malades, on a davantage de chances de se faire entendre", estime M. Cicolella.
Une douzaine d'associations dont le WWF, le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF), l'Alliance pour la planète, mais aussi la Coordination nationale Médecine Santé Environnement et l'association des personnes atteintes du syndrome
d'hypersensibilité chimique multiple y sont déjà associées et appellent syndicats et citoyens notamment à les rejoindre.
le site du RES : http://www.reseau-environnement-sante.fr/
pour signer la pétition pour l'interdiction du BPA dans les plastiques alimentaires sur le sitede Cyberacteurs : http://www.cyberacteurs.org/actions/action.php?id=380
Herbe : un film à voir absolument !
Herbe : un film à voir absolument !
Vous savez ce que mangent les vaches ?
En êtes-vous vraiment sûr(e)…?
HERBE (www.herbe-lefilm.com)
Au cœur de la Bretagne paysanne, deux visions du métier d’éleveur laitier se confrontent.
Alors que des Hommes se sont engagés depuis plusieurs années dans une agriculture autonome, durable et performante, le courant majoritaire de la profession reste inscrit dans un modèle de production industriel, fortement dépendant des groupes agricoles et agro-alimentaires…
Les objectifs du film sont multiples. Si les questions relatives aux dérives de la PAC (choix politiques et répartition des aides) sont centrales, il est aussi question des dérives des systèmes coopératifs agricoles. HERBE met alors en lumière les alternatives au modèle productiviste dominant. HERBE désire interroger de manière globale le monde dans lequel nous vivons par l'intermédiaire de l'élevage laitier breton.
En effet, la question agricole devient centrale dans les problématiques politiques actuelles. Alors que l'alimentation d'une partie de la population mondiale est remise en cause, et qu'apparaît toujours plus pressante la nécessité de repenser nos modèles de production et d'approvisionnement, la crise énergétique semble nous pousser à agir vite quant à développer des moyens autonomes de subsistances.
HERBE n'est pas seulement le constat de la fin d'un temps, il rend visible le possible d'un autre moyen de vivre et de construire le monde, un monde autre...
http://www.herbe-lefilm.com/
Vous savez ce que mangent les vaches ?
En êtes-vous vraiment sûr(e)…?
HERBE (www.herbe-lefilm.com)
Au cœur de la Bretagne paysanne, deux visions du métier d’éleveur laitier se confrontent.
Alors que des Hommes se sont engagés depuis plusieurs années dans une agriculture autonome, durable et performante, le courant majoritaire de la profession reste inscrit dans un modèle de production industriel, fortement dépendant des groupes agricoles et agro-alimentaires…
Les objectifs du film sont multiples. Si les questions relatives aux dérives de la PAC (choix politiques et répartition des aides) sont centrales, il est aussi question des dérives des systèmes coopératifs agricoles. HERBE met alors en lumière les alternatives au modèle productiviste dominant. HERBE désire interroger de manière globale le monde dans lequel nous vivons par l'intermédiaire de l'élevage laitier breton.
En effet, la question agricole devient centrale dans les problématiques politiques actuelles. Alors que l'alimentation d'une partie de la population mondiale est remise en cause, et qu'apparaît toujours plus pressante la nécessité de repenser nos modèles de production et d'approvisionnement, la crise énergétique semble nous pousser à agir vite quant à développer des moyens autonomes de subsistances.
HERBE n'est pas seulement le constat de la fin d'un temps, il rend visible le possible d'un autre moyen de vivre et de construire le monde, un monde autre...
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une BD sur les substances chimiques
Choisir notre Avenir
Votre cadeau de Noel avec un peu d'avance : une BD publiee par le MDRGF et HEAL a telecharger et a diffuser dans vos reseaux !
Choisir notre Avenir
Health and Environment Alliance (HEAL) et le Mouvement pour les Droits et le Respect des Generations Futures (MDRGF) publient une bande dessinee en anglais et en francais sur produits chimiques et sante. Le livre intitule "Choisir notre Avenir" est gratuitement disponible en pdf . Des exemplaires en format papier seront disponibles aupres du MDRGF prochainement, nous vous en informerons.
La Bande Dessinee met en scene, avec humour, le danger, maintenant prouve scientifiquement, que fait courir a la sante humaine l'utilisation generalisee de certaines substances chimiques.
Le dessinateur francais de BD, David Ratte, a cree des histoires mettant en perspective nos inquietudes relatives aux problemes de sante (cancers, retards de developpement du cerveau, asthme, allergies, deficiences immunitaires et baisse de la fertilite masculine) que peuvent poser la presence de substances chimiques dans notre corps.
Les faits presentes au travers des dialogues sont expliques et bases sur des informations scientifiques ou de provenances gouvernementales.
Notre objectif est egalement de fournir au grand public des exemples d'actions individuelles et d'initiatives politiques pouvant etre menees au sein de l'Union Europeenne et qui peuvent ameliorer notre avenir.
Pour telecharger la bande dessinee et en savoir plus, allez sur le site 'Choisir notre avenir' :
http://www.choosingourfuture.eu/FR/F_home.html
N'hesitez pas a diffuser cette BD tres largement dans vos reseaux. Vous verrez qu'elle est destinee a tous les publics et que les enseignants y trouveront un support utile pour l'education a l'environnement avec des adolescents ou de jeunes adultes.
Votre cadeau de Noel avec un peu d'avance : une BD publiee par le MDRGF et HEAL a telecharger et a diffuser dans vos reseaux !
Choisir notre Avenir
Health and Environment Alliance (HEAL) et le Mouvement pour les Droits et le Respect des Generations Futures (MDRGF) publient une bande dessinee en anglais et en francais sur produits chimiques et sante. Le livre intitule "Choisir notre Avenir" est gratuitement disponible en pdf . Des exemplaires en format papier seront disponibles aupres du MDRGF prochainement, nous vous en informerons.
La Bande Dessinee met en scene, avec humour, le danger, maintenant prouve scientifiquement, que fait courir a la sante humaine l'utilisation generalisee de certaines substances chimiques.
Le dessinateur francais de BD, David Ratte, a cree des histoires mettant en perspective nos inquietudes relatives aux problemes de sante (cancers, retards de developpement du cerveau, asthme, allergies, deficiences immunitaires et baisse de la fertilite masculine) que peuvent poser la presence de substances chimiques dans notre corps.
Les faits presentes au travers des dialogues sont expliques et bases sur des informations scientifiques ou de provenances gouvernementales.
Notre objectif est egalement de fournir au grand public des exemples d'actions individuelles et d'initiatives politiques pouvant etre menees au sein de l'Union Europeenne et qui peuvent ameliorer notre avenir.
Pour telecharger la bande dessinee et en savoir plus, allez sur le site 'Choisir notre avenir' :
http://www.choosingourfuture.eu/FR/F_home.html
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